Liberté de la presse : ça coince !
L’affaire Vittorio De Filippis relance la polémique sur la liberté de la presse en France. Arrêté vendredi dernier à 6h40 à son domicile, menotté et insulté devant ses enfants selon ses dires, il est placé en garde à vue et intégralement fouillé au corps. Une procédure surréaliste dans une simple affaire de diffamation supposée, mais qui s’explique peut-être par la position de l’interpellé, ancien directeur de la publication du journal Libération. Alors que la classe politique et les associations de journalistes se scandalisent de cette arrestation, Nicolas Sarkozy exprime son « émoi » face à cette situation, prenant le contre-pied de ses ministres, Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie, promptes à défendre la police et allant jusqu’à réfuter les accusations du prévenu. De son côté, le syndicat de la magistrature se retourne une fois de plus contre son ministère de tutelle, en soulignant que « la protection des droits en général, et de la liberté de la presse en particulier, est loin d’être une priorité gouvernementale ». L’association Reporters Sans Frontières, quant à elle, en profite pour rappeler la très mauvaise 35ème place occupée par la France dans ce domaine. Reste qu’il faudra attendre les résultats de l’enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire…
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